La rubrique de Colette
saison 2016-17

URB - La Chronique de Colette - n°5

«A VAINCRE SANS PERIL ON TRIOMPHE SANS GLOIRE »

 

C’est cet alexandrin qu’on avait en tête en venant à Colette Besson samedi soir. On pensait que notre équipe allait gagner facilement et donc sans gloire face au Centre Fédéral, qui n’est pas là pour remporter le championnat de Nationale 1, c’est un secret pour personne… Contre des gamins de 17 ans*, la victoire de nos champions de 27 ans** ne serait qu’une formalité vite tranchée. La victoire facile de l’expérience sur la jeunesse.
 
Sauf que cet extrait du « Cid » de Corneille raconte plutôt l’inverse. Elle parle de la victoire facile d’un jeune sur un vieux. Le jeune, c’est le fougueux Rodrigue, amoureux de Chimène. Le vieux, c’est le Comte de Gormas, le père de la belle, qui se trouve à terre sous l’épée du gamin prête à frapper. « Azy, tu marrav’ si tuv’, t’auras le seum, je ne suis qu’un ieuv ! », dit le père de la belle aux beaux yeux à son prétendant beau-fils… drôle d’histoire…
 
La querelle des jeunes face aux anciens est vieille comme le monde, on le voit. A ce jeu, on s’est fait un peu peur au troisième quart-temps samedi. Et puis on a retrouvé Philippe, aussi bien qu’avant sa blessure. Kabir a rappelé qui était le boss. Tout est rentré dans l’ordre.
 
Sans gloire peut-être, mais pour l’honneur de la Bretagne. Car notre équipe est la seule de la région à avoir gagné son match en cette quatorzième journée de championnat.
 
* 17 ans, 2 mois et 3 jours vous pouvez vérifier, j’ai fait le calcul…
** 27 ans, 7 mois et 6 jours. Revérifiez si vous voulez…
 

URB - La Chronique de Colette - n°4

« SUR LE CHEMIN DES ABATTOIRS »

 

 
Orchies est une ville du Nord célèbre pour son club de basket. Mais les spécialistes la connaissent aussi pour son secteur pavé qu’empruntent les coureurs cyclistes du fameux « Paris-Roubaix ». Ce tronçon dangereux de route défoncée locale s’appelle « le chemin des abattoirs ». On aurait dû se douter que les gens de là-bas vendent cher leur peau…
 
Dehors samedi soir, il faisait tempête. Et nos joueurs ont joué dans la tourmente. Comme les cyclistes au mois d’avril, ils ont été braves et ont baissé la tête pour affronter les bourrasques et les pavés semés par le redoutable meneur adverse SMITH. Ils ont fermé les oreilles aux invectives du banc adverse, sanctionné d’ailleurs à plusieurs reprises par les arbitres pour son fair-play…
 
Vukan avait réparé sa mire. Le rapace Ludo avait déployé ses ailes et affuté ses serres. Mais ça n’a pas suffi. Les bouchers Orchésiens de service samedi soir s’appelaient CAIRO et RAKOCEVIC. Ils n’ont fait que leur travail.
 

URB - La Chronique de Colette - n°3

« LES EMMERDES, ÇA VOLE EN ESCADRILLE »

 

En rentrant du match hier soir, on avait le cœur gros. On pensait aux bénévoles qui s’étaient pliés en quatre encore plus que d’habitude, pour accueillir 700 personnes aux Deux Rives.

On pensait à Jo qui avait même dû refuser du monde et puis on se repassait le match aussi, où on était tombé sur plus fort, beaucoup plus fort que nous. Faut dire que rien n’avait marché comme d’habitude.

« Les emmerdes, ça vole en escadrille », disait Chirac. Hier soir, c’était celle de l’Amiral Yamamoto au-dessus de nos têtes ! Il y avait eu d’abord la panne de mire de Vukan, qui avait conforté l’adversaire dans son système de défense. Et puis tous ces tirs manqués au long de la partie, après des plans qui semblaient établis dans l’urgence de la bataille. Pourtant Pascal s’était beaucoup frotté le visage pour trouver des idées. Et puis Kabir - sur qui on peut toujours compter dans les moments difficiles - nous avait remonté un peu le moral avec ses trois points. Doudou avait payé de sa personne en se lançant à corps perdu dans la défense de fer adverse. Mais ça n’avait pas suffi. Même le lay-up de Ludo en contre-attaque ne passait plus.

On a repensé à tout ça arrivés à la maison. Au mauvais sort, aux arbitres – dont chacun sait qu’ils voient beaucoup moins bien les fautes que nous, depuis les tribunes – qui n’ont rien fait pour nous laisser gagner et puis… à l’eau bénite, sans doute, dans les gourdes de nos adversaires...

URB - La Chronique de Colette - n°2

QUAND LA MUSIQUE EST BONNE

 

En matière de musique, on a coutume de ne retenir que la mélodie. C’est l’air qu’on fredonne dans sa voiture, qu’on siffle sous la douche : celui avec lequel on casse les oreilles de notre entourage. C’est souvent la partition de l’instrument le plus évident, celui qui est mis en avant. C’est celui que joue la star qu’on voit en photo sur la pochette du CD (ou sur l’image d’iTunes). Dans un orchestre, c’est le premier violon. Dans une formation de jazz, c’est le saxophone. Dans un instrumental de rock, la guitare solo par exemple.

Mais le ou la virtuose qui joue cette partie n’est rien sans le reste de l’orchestre, de la fanfare ou du groupe de rock. Il faut un fond de sauce musical pour mettre en valeur le maître : des bassons, des hautbois, des altos, des grosses caisses, des batteries et des guitares basses. Sans eux, l’œuvre musicale ne tient pas debout : c’est de la mauvaise musique d’ascenseur !

Vendredi, on a eu un peu peur de manquer d’orchestre en début de match. Et puis les intérieurs ont retrouvé leurs partitions. Vukan a alors pu exprimer tout son talent. La musique est devenue meilleure puis bonne. On a noté en particulier la présence de Joffrey au fond de la scène, qui a imprimé un rythme de feu au match !

URB - La Chronique de Colette - n°1

Nouvel article sur le site, nouvelle chronique qui vous sera proposée (peut-être) à chaque match à domicile.

LE NOBEL POUR DYLAN

Je sais pas si vous avez remarqué comme on se gare de plus en plus loin de la salle Colette BESSON les soirs de match… Le long de l’avenue Albert Ier, chacun tente de s’aménager une place pour son véhicule. C’est un peu la course à la moindre infraction possible avec le Code de la route. On compte tous sans le dire sur la clémence de la maréchaussée, qu’on espère comme nous, acquise au beau projet de l’URB.
 
Ce vendredi soir, muni de notre mail Klikego adressé par Jo, on s’est installé près du banc de notre équipe. On s’est régalé. Pas tant de galettes saucisses, parce que les bénévoles étaient en vacances. Ils ont bien le droit, après tout ! On s’est régalé du spectacle. On a aimé les envolées de Ludovic, l’homme aux os d’oiseau et aux serres de rapace, qui n’a rien laissé passer aux rebonds, en attaque comme en défense. Et puis notre Dylan nous a sorti un match de référence, pour notre plus grand plaisir.
 
Ce soir sans hésiter, le prix Nobel était pour notre Dylan !
 

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